Quelques éléments sur l’économie d’énergie dans l’immobilier

Depuis quelques années, la préoccupation environnementale a contribué à remodeler notre façon de construire mais aussi de vivre dans un logement. Alors que certains lotissements éco-responsables pionniers ont vu le jour sous l’appellation d’éco-quartiers, certaines normes et habitudes de réduction de la consommation d’énergie ont été ou sont en passe d’être généralisées. En voici quelques-unes.

La règlementation en vigueur pour une réduction de la consommation d’énergie

Aujourd’hui, les labels BBC (Bâtiment à Basse Consommation) et RT 2012 (Règlementation Thermique) sont attribués aux logements neufs respectant certains critères de performance énergétique. Ainsi, les logements BBC et RT 2012 ont une consommation moyenne de 50Kw/m2/an, ce qui est bien en deçà des logements anciens. Ce critère varie selon la situation géographique du bien immobilier : il fait plus froid dans certaines régions, la consommation énergétique est donc nécessairement plus forte à ces endroits. Le respect de la RT 2012 est dorénavant obligatoire pour les logements neufs.

Ce que l’on remarque, c’est qu’il y a depuis quelques temps un progrès non négligeable dans la construction de logements à la facture énergétique maîtrisée. En effet, au début des années 2000, on estimait que le label BBC entrainait un surcoût de 7% à la construction (du fait de la meilleure qualité des matériaux, des techniques de construction plus exigantes…etc). Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Comme l’indique Frank Hélary de Bouygues Immobilier : « Aujourd’hui, nous travaillons très en amont et tous ces paramètres sont désormais intégrés dans notre culture de construction. Par ailleurs, les équipements sont désormais produits à grande échelle, ce qui génère aussi des économies” .

Le meilleur moyen de réduire la consommation d’énergie : changer ses habitudes de consommation au jour le jour

Construire des logements moins gourmands en énergie est une avancée indéniable. Mais changer les habitudes de consommation des habitants est une autre affaire. C’est pourquoi, en réalité, le calcul de la facture énergétique (dont la fameuse barre des 50 Kw/m2/an) doit être réajusté en fonction des comportements des habitants. C’est ce qu’explique Maxime Lanquetuit du groupe Cogedim « Ce calcul n’intègre en réalité que la moitié de la facture énergétique d’un occupant dans la mesure où il ne prend pas en compte les consommations liées aux équipements ménagers, ni les besoins et habitudes des utilisateurs comme la mise en veille des postes de télévision ou ordinateurs, chacun ayant son scénario de confort.”

En définitive, c’est à donc chacun de faire attention à ce qu’il consomme en énergie.